Septembre 83 : Charles, les os brisés et désarticulé, comme s’il avait subi le supplice de la roue, gît sur le pavé gris d’une rue de Paris, après un accident qui le laisse pour mort.
Aux yeux de la médecine, il a bien peu de chance de sortir d’un coma qui lui permet, au moins, de ne rien ressentir de ses graves blessures…
… Mais, son cœur bat encore dans son corps torturé, et son esprit s’éveille bientôt, à une souffrance qui, plutôt que l’abattre, l’aiguillonne et le pousse à réagir devant l’injustice du sort.
Pour ceux qui croient au Ciel comme pour ceux qui ne croient ni à Dieu, ni au Diable, il est sûr, qu’ici-bas, la volonté de l’homme peut faire des miracles et qu’il doit croire en lui s’il souhaite que les Cieux réalisent ses vœux.
En effet, d’où qu’elle vienne, c’est la foi, en lui-même, qui permet à un homme de combattre le mal, qu’elle qu’en soit sa nature et la forme qu’il prend.
C’est dans cette force d’âme, qu’ils puisent au plus profond de leurs corps déchirés, que les accidentés de la vie peuvent trouver les ressources de se battre et même de triompher de leur adversité.